dimanche 3 août 2008

MATADOR! Croyez moi, je suis un homme

Un ami à moi racontait qu'une fois son boss lui avait avait demandé des DVDs, car sa famille était en vacances et il s'ennuiyait. En réponse de "Quel type de film vous aimez?", il avait répondu "Un film avec beacoup d'amour et beacoup de sangs!". Je pense qu'il devrait lui proposer Matador!
Un garçon (Angel, joué par Antonio Bandéras), issu d'une mère hyper fanatique, prend en cachète des cours de corrida à Madrid. Dans l'univers pas autant masculinisé de corrida, il est amené à prouver à son coach qu'il est un homme digne de ce nom. Il décide alors de violer la fille de voisine, qui est comme par hasard la fiancé de son coach. A cause d'un problème d'éjaculation précoce, il ne réussit pas violer la fille comme il le fallait. Mais puisque c'est l'effet d'annonce qui est plus important que l'acte, il se dénonce à la Police. Mais après une enquête, la fille lui dit qu'il ne l'a pas vraiment violée. Angel cherche donc un autre prétexte, et se dénonce comme le tueur présummer des photos de quelques cadavres qu'il a l'occasion de voir sur le bureau du commissaire. Un femme avocate qui est la vraie actrice de ces tuerie, prend en charge le dossier d'Angel. Elle se met en contacte avec le coach et tombe amoureuse de lui, que l'on comprend qui est le tueur des deux des quatres victimes d'Angel. Un amour maladif entre les deux qui révèle aussi des idées suicidaires...
Matador fait parti des premiers films de Pedro Almodovar (son cinquième film, sorti 1986), et c'est peut-être pouquoi il est un peu naïf. Il y a pleins de rupture logique dans l'intrigue. Les personages sont très superficiels, et on sens même que le réalisateur n'avait pas les moyen de metter en scène un vrai commissariat de Police. En même temps, si on décide de faire avec le côté naïf de film, le film reste dans le positif. L'expression artistique, surtout à travers les couleurs, et encore particulièrement le rouge, permet que le film ne tombe pas dans le sombre des films noir, malgrès son récit. Antonio Bandéras, qui est très jeune dans ce film (c'est son troisème film), montre son talent de futur grand artiste. D'ailleurs le fait de tuer les hommes en faisant l'amour et avec le matériel de corrida, est en soit même spectaculaire! Avec Pedro Almodovar, si vous n'acceptez pas contractuellement de croire ce qu'il vous raconte, vous ne pourrez pas prendre plaisir en regardant ces films. Ceci n'est pas forcément une mauvaise chose. C'est pareil avec Charles Dickens et pleins d'autre gens!